Qui sommes-nous?

Deux citoyens soucieux du bon fonctionnement du débat démocratique français. Comme nous l’écrivons ici, Conte de faits est né de la réalisation que le traitement journalistique des élections manquait de chiffres et de faits, laissant ainsi trop de place aux explications (idéo)logiques qui à terme figent les débats dans des dichotomies simplificatrices – libéral vs. étatiste, laxisme vs. fermeté, Uber vs. taxis. Or, la presse est particulièrement importante dans le débat politique, chargée de relayer la parole des candidats de manière critique tout en essayant de tirer la discussion vers le haut, de développer la pensée critique des citoyens et d’attirer le maximum d’audience pour survivre dans un milieu tendu financièrement. Autant d’objectifs complexes, contradictoires mais capitaux, car la qualité du débat politique dépend de celle de la presse – et de son public.

Nous essayons ici d’apporter notre pierre à cet édifice en perpétuelle construction. Tous deux chercheurs, l’une en économie l’autre en sciences politiques, nous faisons usage des méthodes, des chiffres et des résultats de la recherche – par souci pédagogique mais aussi par conviction que le monde académique devrait avoir un accès plus large aux journalistes et hommes politiques. Bérengère est diplômée d’HEC Paris et du master APE de l’Ecole d’Economie de Paris. Elle travaille au Centre de Recherche en Economie et Statistique. Alexandre est politologue, spécialiste des États-Unis. Diplômé d’HEC Paris et du département de sciences politiques de la Freie Universität Berlin, il a co-écrit avec Thomas Snégaroff une Géopolitique des États-Unis aux PUF (2016). Ses sujets d’étude ne s’arrêtant ni à la géopolitique ni aux Etats-Unis, il travaille aussi sur la politique étrangère, les inégalités, la représentation politique et les comportements électoraux.

Sur Contes de faits, nous essayons de faire la part belle au doute cartésien, pour être à la fois juge et précepteur. Comme Aristote à l’Ecole d’Athènes, nous tentons de regarder les chiffres concrets chaque fois que Platon nous indique le ciel des Idées.